dimanche 19 avril 2009

Retour des pêcheurs à M'Bour





Mardi 7 avril. Petit déjeuner au bord de la piscine, et je vais chercher une banque ( l'hôtel chante à 620 FCA/euro). Il y en a une au bout de la rue, toute neuve, un hall immense. Un seul client aux guichets, mais on m'invite à m'assoir dans le coin prévu à cet effet. Un autre client entre, s'assoit à mes cotés. "Vous ... tu n'es pas Christian Canonne?". 6000km, une nuit sans dormir dans l'avion, et ... je pensais au type qui avait dit "Docteur Livinstone, i presume". Effet garanti. Bref, une connaissance bridgesque Bauloise bien sympathique qui m'emmêne en ville changer dans la rue à 650. Par la suite, je trouverai à 655 : ça devient presqu'un jeu.
Déjeuner en ville le midi : le tieboudiène (du poisson) est remarquable, mais le centre de Saly épouvantable : c'est tout juste si on ne vous tire pas par la manche pour vous faire entrer dans les boutiques. Pollution touristique : nous verrons d'autres lieux plus authentiques.
M'Bour est la ville d'à coté : 70 à 100 000 habitants si on compte les faubourgs, pas de plage, pas d'hôtel, peu ou pas de touriste. On commence par traverser le marché et ça fait du bien de ne pas être abordé sans arrêt comme à Saly.
On suit le guide qui nous présente quelques amis, une ex-copine, et quelques cousins.
L'atelier de confection forme des apprentis à la machine à coudre, et cette formation est payante par les élèves "puisque le patron transmet son savoir-faire". Payer pour travailler, une idée à creuser.

Brigitte et Malik, notre guide


Le poisson séché :
odeurs et ambiance garanties.
Altercation entre poissonnières (les regards qui tuent !) et publicité pour les cubes Maggi. Brigitte achète du beurre de Karité pour masser le ventre de Cécile après la naissance. Moi, je pense que ça servira surtout à éloigner les moustiques et tous ceux qui ont un minimum d'odorat. Si on le met en bagage à main, on aura de la place dans l'avion au retour.
L'arrivée des premières pirogues de pêcheurs:des centaines vont suivre !
Les mareyeurs achètent le poisson sur les bateaux, puis il est débarqué ( parfois avec des charrettes tirées par des chevaux ) et mis en caisse et expédié par camion. Le poisson est surabondant : on lève les filets des excédents pour les sécher ou les mettre en saumure. Certaines espèces finiront en farine. Ce travail est confié aux femmes payées au rendement assises à même le sol.

Le pire est à venir(ci-dessous à gauche): les escargots de mer sont fracassés, décortiqués et enfouis dans le sol "pour qu'ils fermentent un peu". L'ôdeur est insoutenable. Pourquoi faire? De la sauce nuoc mam consommée en Asie ..
   Pas beau mon poisson?

Une pause en compagnie des femmes de pêcheurs qui offrent à Brigitte un pot de plantes pour parfumer la chambre et y faire venir le mari (chez elles il y a concurrence officielle), et visite du "chantier naval" où sont construites les pirogues colorées. Brigitte ne s'est pas remise de l'odeur des escargots de mer fracassés et je commence à craindre le pire pour la moquette de la voiture au retour ...

Retour vers 18 heures 30 à l'hôtel . Ce soir, soirée Sénégalaise, avec un groupe de musiciens traditionnel. Bizarre, je crois reconnaître une chanson sur Che Guevarra et une interprétation locale de Marinella : On n'a pas du leur dire qu'il était ténor, Tino Rossi?

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