| Jeudi 9 avril On se lève tôt pour le ptit déj et Malik nous attend dès 8h à la réception, en compagnie d'un couple de Rennais ( + 4 enfants), d'un magnifique minibus 10 places et du chauffeur. Premier arrêt dans une boutique à M'Bour pour acheter du riz, des bougies, quelques cahiers, et des bonbons. Pour les bonbons, c'est plutôt dommage vu les problèmes dentaires engendrés, mais on n'ose pas le dire à Malik. On imaginait les premiers villages de brousse assez éloignés de la côte, mais sitôt sorti de M'Bour, après quelques champs arides où semblent cultivés des sacs plastiques en quantités phénoménales ( qu'est ce qu'on attend pour les interdire et les remplacer au pire par du papier ?), apparaissent les premiers baobabs et les villages de brousse. |
 En route pour vendre à la ville |  |
| En gros, un village, c'est une famille et il y a les villages Peuls ( des éleveurs, donc plutôt nomades), le wallofs ( cultivateurs, donc sédentaires), les Sérères et ... bref lisez un bouquin ou allez sur internet. Le premier village est Peul, comme notre guide, et nous sommes accueillis dans la bonne humeur. Pas d'homme dans le village : ils sont avec les troupeaux dans la journée et, visiblement, les co-épouses vivent assez bien le partage. Finalement, il y a du bon dans toutes les religions et s'imaginer musulman pour les femmes, juif pour l'argent et chrétien pour les boissons alcoolisées, ça pourrait faire un mix à succès. |
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Brigitte aime toujours autant les enfants ( dépêche toi, Cécile !) et ici il y en a beaucoup, beaucoup ... Les femmes Sénégalaises sont très jolies, élancées : le premier top model africain n'était-il pas d'ici? ( Non, non, nous ne parlerons pas de Rama Yade !!). |  |  | | La distribution précède le départ, et la radio de la voiture donne une musique de boite de nuit : tout le monde se met à danser autour de Malik qui se taille un succès d'enfer. En route pour le village suivant ... |
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| Deux villages côte à côte, beaucoup plus petits que celui que nous venons de quitter. L'un est Sérère, l'autre Wallof. |
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Le troupeau n'est pas loin du village, et pourtant nous ne trouvons cette fois encore que des (jolies) femmes dans les villages. Le mil doit être pilé en trois fois. Il y a la technique africaine, en claquant des mains et la technique européenne, pas très au point (c'est pour ça qu'on n'en mange pas souvent chez nous, parait-il) |  |  |
| Brigitte ( comme c'est bizarre ! ) avait souhaité visiter une école. C'était aussi les vacances scolaires, mais nous nous rendons dans un village où les élèves sont venus pendant leurs vacances préparer l'examen d'entrée en 6 ième. Regardez le problème au tableau : combien d'élèves de CM2 vont le résoudre facilement en France? |
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| Les élèves se lèvent pour chanter un texte sur l'égalité homme-femme |
 |  | | En route vers une petite aire de vente de produit artisanaux (ça, c'est un peu téléphoné !) autour d'un baobab creux à l'intérieur duquel on tient facilement à 7. Le baobab peut vivre mille ans, et devient creux à partir de 400 ans. |
 |  |  Brigitte et le chef du village à l'intérieur du baobab. J'ai assez de recul pour prendre la photo |  |
Tandis que les Rennais rentrent à leur hôtel, Malik nous emmène chez lui, à M'Bour où nous attendent sa seconde femme (la première vit à Dakar avec ses 5 premiers enfants), leur fils Cheik et ses filles venues de Dakar. La villa est somptueuse, le repas (un tieboudiène) excellent, mais nous n'osons pas prendre de photo ( à tort, nous dira Malik le lendemain). Nous mangeons à table avec une de ses filles ( elle est en première scientifique et fait la fierté de son père), tandis que le reste de la famille, le chauffeur et quelques amis mangent à la sénégalaise, accroupis sur un tapis. Malik et les siens réussissent néanmoins à nous mettre à l'aise et ce repas restera un des meilleurs moments du séjour. Deux gazelles et 6 enfants : Malik retourne à Dakar lorsqu'il n'a pas de client sur la côte, et revient à M'Bour lorsque les affaires reprennent. Son rêve ? avoir une voiture pour être plus indépendant dans son métier de guide, même s'il avoue avoir peur d'apprendre à conduire. Après le repas, nous nous dirigeons vers Joal, ville natale de Léopold Sédar Senghor dont la maison est transformée en musée. Pas de photo, mais on a aimé le lieu et le personnage. Prochaine étape : sécheries de poisson |
 |  | | Le poisson en excédent est amené du port de M'Bour pour être séché soit entier, soit en filet. Ces produits sont en grande partie destinés à l'exportation (Mali). Sur la photo de droite, ne croyez pas que Malik me montre quelque chose, non, ilvient de gouter, mais me recommande de ne pas l'imiter : il y a trop de mouches pour nos fragiles organismes européens aseptisés ... Quand aux filets, ils sont levés par des femmes apparemment insensibles à l'odeur ambiante. Après tout, notre douce France, il y a quelques siècles, c'était pas mieux ... |
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| La rando s'achève par la découverte du "fromager" qui, comme son nom ne l'indique pas, est un arbre qui donne un fruit appelé Kapok. |
 Le Kapok sert à rembourrer les oreillers |  |
Nous rentrons à l'hôtel à temps pour l'apéro-bar pendant qu'un groupe fait "la balance" avant de jouer pendant le repas. Ce soir, variétés (la musique, pas les entrées). A la table d'à coté deux gosses insupportables s'endorment dès que l'orchestre commence à jouer : aussitôt, les parents se lèvent et vont acheter 2 cd au groupe juste avant qu'ils n'interprétent Che Guevarra et Marinella. Cet achat inattendu réveille le bassiste et le concert se poursuivra, sans spectateur, tard dans la nuit. Bon, soyons juste, il y a pire comme orchestre, mais on devrait inscrire sur la batterie (comme sur les paquets de cigarettes) "l'abus de synthé nuit gravement à la musique".
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La photo de l'arbre (tout en haut, à droite) est vraiment magnifique. On dirait un mélange de cauchemar et de mythe, ce tronc !
RépondreSupprimerEt, au passage, c'est pas interdit de voler des bébés, maman ?